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"Villages en Vie" regroupe 8 communes autour du Grand Site de Solutré. L'objectif est de mettre en valeur le "Petit Patrimoine" naturel, historique, culturel et artistique de nos villages. D'offrir de nombreuses animations dans tous les styles et faire vivre nos villages dans tous les domaines. Le tout dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Siren : 793 654 534 Siret : 793 654 534 00015

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Conférence "Une histoire de la danse"

 

Une conférence à ne pas louper pour tous les amateurs de danse

Entrée libre

 

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Une histoire de la danse en 10 dates « A l’instant et à l’endroit » Extrait n°1 : Loïe Fuller - 1896 Danse serpentine Film des frères Lumière n°765 Durée : 1’25 Cette Danse serpentine a été inventée par Loïe Fuller, une chorégraphe d’origine américaine vivant en France. Elle inaugure le XXe siècle avec l’invention de l’électricité qui va complètement changer la mise en scène du théâtre et de la danse. Désormais, grâce à ses recherches, la danse sera artificiellement éclairée et la lumière électrique révolutionnera la découverte du corps dansant. Loïe Fuller est la première danseuse à avoir expérimenter de nouvelles technologies de son époque comme l’électricité ou encore le radium. Première tentative de rendre le corps abstrait, cette danse a été filmée et projetée par les frères Lumière, inventeurs du cinéma en 1895 et, à ce titre elle constitue la toute première danse jamais filmée. La version présentée est l’originale des frères Lumière, colorisée postérieurement à la main.

 

Extrait n°2 : Le Sacre du Printemps – Vaslav Nijinski - 1913 Opéra de Paris – Marie-Claude Pietragalla Durée : 2’15 Le Sacre du Printemps a été créé en 1913 par le chorégraphe russe Vaslav Nijinski sur la musique d’Igor Stravinsky. La chorégraphie, totalement novatrice pour l’époque réinvente le rapport au sol : après une période où la danse se réfère à l’envol et à la légèreté, Nijinski impose, à l’inverse, une danse très ancrée dans le sol où les pieds ne sont plus en dehors, comme dans la danse classique, mais tournés vers l’intérieur. La partition musicale, dans sa rythmique irrégulière, bouleverse les effets acoustiques habituels et ajoute à la nouveauté de la chorégraphie. Lors de sa création à Paris, une grande partie du public a beaucoup de difficulté à comprendre la démarche des deux créateurs et la pièce provoque un véritable scandale. Elle ne sera dansée que huit fois du vivant de Nijinski et il faudra attendre le travail de reconstruction effectuée durant sept années par le Joffrey Ballet pour retrouver, en 1987, une version proche de l’originale. C’est cette version qui se trouve aujourd’hui au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris et que l’on voit dans l’extrait dansé par Marie-Claude Pietragalla, alors étoile du Ballet. Né dans l’incompréhension et le scandale, le Sacre du Printemps a, depuis, inspiré plus d’une centaine de chorégraphes.

 

Extrait n°3 : Fred Astaire & Ginger Rogers - 1935 Cheek to Cheek, extrait du film Top Hat de Mark Sandrich Durée : 3’30 Ce duo entre Fred Astaire et Ginger Rogers appartient à l’histoire de la comédie musicale américaine, un genre cinématographique qui mélange le chant, la danse et le théâtre. Après des débuts avec sa sœur Adèle dans les cabarets, Fred Astaire fera toute sa carrière dans le cinéma. Exemple rare du danseur que le monde entier connaît grâce aux films mais que très peu de gens ont vu danser en «vrai». Il forme avec sa partenaire, Ginger Rogers, le plus célèbre couple dansant de l’histoire du cinéma. Ils tourneront plus de dix films ensemble dans une entente artistique totale comme en témoigne cet extrait. L’intrigue des comédies musicales, généralement légère, servait surtout à mettre en valeur les moments dansés. Succédant au cinéma muet, le film musical, fondamentalement divertissant, sera, dans les années 30, l’un des genres préférés de l’Amérique qui pouvait ainsi oublier ses graves problèmes économiques dans la virtuosité des danses et les péripéties amoureuses des interprètes.

 

Extrait n°4 : J.O. de Berlin - 1936 Les danses chorales Extrait du film Olympia (part 2 : Fête de la beauté) de Leni Riefenstahl Durée : 1’15 L’ouverture des jeux Olympiques à Berlin en 1936 sera l’occasion d’une grande démonstration de force sur l’unité de l’Allemagne de la part d’Adolf Hitler. Pour mettre en scène et apporter la grandeur voulue à cette manifestation, il fait appel à plusieurs chorégraphes pour en assurer la mise en mouvement. Joseph Goebbels, ministre de l’information et de la propagande demande à la réalisatrice de cinéma Leni Riefenstahl de mettre son talent au service du pouvoir. Elle le fera en réalisant ce film intitulé Olympia, Les Dieux du stade, véritable ode au corps glorieux et au triomphe de la volonté. L’extrait choisi montre comment un mouvement écrit et retranscrit sur une partition pouvait être multiplié à des milliers d’exemplaires. Il pourrait s’agir là d’une application détournée de la notation chorégraphique inventée par Rudolf Van Laban, chorégraphe et théoricien de la danse. Celui-ci, d’abord invité par Hitler à mettre en scène la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, sera « remercié » la veille par Goebbels. Néanmoins son système de notation reste valide encore aujourd’hui pour conserver la mémoire d’une chorégraphie à l’aide d’une partition écrite sur papier. La notation chorégraphique, reste avec la vidéo, le moyen le plus sûr de retrouver une danse.

 

Extrait n°5 : Nicholas Brothers - 1942 Extrait du film Orchestra Wives d'Archie Mayo Durée : 3’02 Les Nicholas Brothers constituent un peu le contrepoint du duo Fred et Ginger du côté de la danse noire. Engagés au Cotton club en 1932 alors que le plus jeune des frères est âgé seulement de onze ans, ils dansent au son des plus célèbres jazzmen, notamment Duke Ellington et Cab Calloway pour un public essentiellement blanc. En effet la ségrégation qui règne alors aux Etats-Unis interdit l’accès de ces cabarets aux Noirs. Après une première apparition dans une comédie musicale sur Broadway, ils deviennent célèbres en créant des séquences chorégraphiques extrêmement spectaculaires pour des films. Ils rendent célèbre un style qui les situe dans la tradition des claquettes avec une donnée plus acrobatique et une utilisation de l’espace très personnelle comme les escaliers par exemple dont témoigne cet extrait. L’influence qu’ils exercent sur les danseurs de hip hop est encore sensible et certaines des figures qu’ils ont inventées trouvent encore une actualité chez les jeunes chorégraphes

 

Extrait n° 6 : Trio A / Yvonne Rainer - 1966 Extrait de Trio A, tourné en 1978 - The Mind is a Muscle – Part 1 Durée : 2’ Trio A est une pièce chorégraphique de quatre minutes et demie interprétée par trois performers à New York en 1966. La pièce déroule une action continue d’où sont éliminés tous les temps forts, les accents, les figures au profit de qualités fluides, neutres effaçant toute figure virtuose. Cette pièce, considérée comme le manifeste de la postmodern dance, fut d’abord intitulée The Mind is a Muscle (L’esprit est un muscle). Ce titre sous-entend que la danse a aussi à voir avec la pensée. La chorégraphe y remet en question tout ce qui constitue le spectacle, par cette déclaration restée célèbre « Non au grand spectacle, non à la virtuosité, non aux transformations et à la magie et au faire semblant, non au glamour et à la transcendance de l’image de la vedette etc… ». Cette danse très épurée, est née au moment où les artistes américains se retrouvent pour organiser des manifestations engagées politiquement et afficher la contestation notamment contre la guerre du VietNam. Par la radicalité de son propos et son implication dans l’histoire des Etats-Unis, Yvonne Rainer exerce encore aujourd’hui une grande influence sur les chorégraphes actuels.

 

Extrait n° 7 : Messe pour le temps présent / Maurice Béjart - 1968 Extrait de la pièce présentée au festival d’Avignon en 1968 Durée : 3’45 Cette version de Messe pour le temps présent donnée à Avignon en 1968 participe très largement à la remise en question des formes de spectacles telles qu’Avignon les avait incarnées depuis la création du Festival. L’année précédente, pour la première fois, les danseurs de la compagnie Maurice Béjart, le Ballet du XXe siècle, ont eu accès à la grande scène théâtrale du Palais des papes. Leur tenue, jeans et T-shirts semblait directement prise dans le vestiaire des jeunes gens de l’époque, le propos du chorégraphe qui mêlait les données essentielles de la vie comme des préoccupations d’actualité, tout cela trouve une résonance qui répond aux aspirations diffuses du jeune public. En 1968, tout fait débat en Avignon, la France vit une page importante de son histoire avec une remise en question des normes d’une société dans laquelle la jeunesse ne se reconnaît plus. Les événements de mai 68 auront une influence notable particulièrement dans leur dimension de libération des corps qui se retrouvera dans le domaine de la danse. Maurice Béjart et ses danseurs en auront été le symbole lors de cet été 68 en Avignon.

 

Extrait n°8 : Merce Cunningham - 1978 Extrait de Merce By Merce by Paik de Nam June Paik Durée : 2’38 Cette œuvre originale est signée Nam June Paik, un artiste-vidéaste d’origine coréenne installé à New York aux débuts des années 60. À la suite de sa rencontre avec le célèbre chorégraphe américain Merce Cunningham, il propose de réaliser ce portrait plein d’humour. Considérée comme la première vidéo danse, cette réalisation montre une danse reprise, démultipliée et incrustée d’événements incongrus, comme le passage d’un chien, et déplace le corps en apesanteur dans une série de paysages. Collage, montage, fragmentation du mouvement constituent le style de cette vidéo, augmenté d’un humour irrévérencieux que partageaient les grands artistes réunis autour de Merce Cunningham tels que John Cage pour la musique ou Robert Rauschenberg pour les arts plastiques. Ensemble, ces artistes américains ont écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de l’art au XXe siècle. Toujours à la pointe de l’avancée en matière de technologie, Merce Cunningham continue à inventer, dans une très grande liberté d’esprit, des croisements entre des applications techniques et la chorégraphie.

 

Extrait n°9 : Michael Jackson / Vincent Paterson - 1989 Extrait du clip Smooth Criminal Durée : 3’28 Michael Jackson a commencé sa carrière avec ses frères au sein du groupe Les Jackson Five. Chanteur, il apprend la danse en autodidacte en regardant les films de Fred Astaire. Il construit sa carrière en solo grâce à sa façon de chanter et de danser. Il est l’un des premiers à s’appuyer sur les effets d’un clip pour lancer une chanson. Le clip est un petit film promotionnel dans l’industrie musicale dont Michael Jackson pousse à l’extrême la sophistication en perfectionnant son style qui mélange le breakdance, le rock ou le disco. Il invente quelques figures désormais inscrites dans l’Histoire de la danse comme ses pirouettes, ses poses et sa célèbre moonwalk qui reste une figure très utilisée dans les spectacles de hip hop. Vincent Paterson, le réalisateur de ce clip, est le scénographe de certains spectacles de Madonna ou de Björk. Il associe différents genres d’images et de sons aux nouvelles technologies et se situe dans ce grand courant américain qui fait le lien entre le music-hall et la naissance des grandes villes. Il est par ailleurs l’auteur d’un court-métrage, commémorant l’attentat du 11 septembre 2001 à New York.

 

Extrait n°10 : Philippe Découflé – 1992 Extrait de la cérémonie des J.O. d’Albertville Durée : 6’20 En 1992, Philippe Decouflé est choisi pour réaliser la mise en scène des festivités d’ouverture et de clôture des XVIe jeux olympiques d’hiver d’Alberville. Avec le costumier Philippe Guillotel et l’assistance de Pascale Henrot, il invente tout un univers de formes inattendues dans un grand show pour 1500 personnages. Particulièrement réussi, ce spectacle-parade est repris par les télévisions du monde entier et constitue le premier événement de ce genre à l’échelle planétaire. Il consacre le terme de chorégraphe au niveau du grand public. Héritier du cinéma de Méliès (1861-1938) comme du peintre chorégraphe allemand Oskar Schlemmer (1888-1943), Decouflé est le premier chorégraphe à allier les arts du cirque, comme le montre cet extrait, à ceux de l’image et de la danse dans un monde qu’il souhaite délibérément enchanteur et magique. Avec cet immense succès, Philippe Decouflé est devenu le chef de file de toute une génération de chorégraphes français issus des années 80 et qui a marqué en profondeur l’histoire de la danse en France.

 

Montage réalisé par la Cinémathèque de la Danse à la demande du CDC Toulouse Midi-Pyrénées.

Financé avec le concours du Ministère de la Culture (DRAC Midi-Pyrénées).

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